Formation Loi Alur
Mis à jour le 10 juillet 2026

Formation loi ALUR : règles, durée et organismes agréés

En bref

  • La formation loi ALUR est obligatoire pour tout professionnel de l’immobilier depuis 2016.
  • Elle représente 14 heures par an, ou 42 heures sur trois ans consécutifs.
  • Deux heures de déontologie et deux heures de non-discrimination restent imposées sur le cycle.
  • Sans ces heures, la CCI bloque le renouvellement de la carte professionnelle.
  • Propriétés Privées intègre cette formation obligatoire, sans frais pour ses conseillers.

La formation loi ALUR encadre l’activité de chaque professionnel de l’immobilier depuis 2016. Agents immobiliers, syndics, négociateurs et mandataires partagent la même obligation de formation continue. Sans elle, le renouvellement de la carte professionnelle ou de l’attestation s’arrête net. Reste à en connaître la durée exacte, le contenu imposé et les organismes habilités à délivrer une attestation valable. 

Propriétés Privées, seul réseau de mandataires adhérent à la FNAIM (Fédération nationale de l’immobilier), accompagne ses conseillers sur cette obligation et intègre une formation conforme dès l’entrée dans le réseau. Voici les règles à jour pour rester en conformité.

Loi ALUR : pourquoi une formation est devenue obligatoire dans l’immobilier

La loi ALUR, pour Accès au Logement et un Urbanisme Rénové, a été promulguée le 24 mars 2014. Elle a instauré une obligation de formation continue pour les professionnels de l’immobilier, précisée par le décret n° 2016-173 du 18 février 2016. Depuis le 1er avril 2016, la mise à jour régulière des compétences conditionne l’exercice du métier. L’objectif tient en une idée : garantir aux clients un interlocuteur compétent, à jour sur le droit, la fiscalité et la déontologie.

Cette obligation complète la loi Hoguet de 1970, socle historique des règles du secteur de l’immobilier. Le secteur évolue vite. Réglementation des baux, diagnostics, transition énergétique, lutte contre les discriminations : chaque année apporte son lot de changements. La formation continue répond à ce rythme. Elle transforme une contrainte légale en gage de sérieux face à des vendeurs et des acquéreurs de mieux en mieux informés.

Qui est concerné par l’obligation de formation loi ALUR ?

L’obligation vise large. Elle s’applique à tous les détenteurs d’une carte professionnelle, mais aussi à leurs collaborateurs habilités. Aucun professionnel en activité dans la transaction, la gestion ou le syndic n’échappe à cette règle.

Titulaires de la carte T, G ou S

Les titulaires d’une carte professionnelle de transaction (T), de gestion (G) ou de syndic (S) figurent en première ligne. La carte professionnelle, délivrée par la chambre de commerce et d’industrie, reste valable trois ans selon service-public.fr. Son renouvellement reste conditionné à la justification des heures de formation continue sur la période. Les représentants légaux et statutaires des agences relèvent du même cadre.

Agents commerciaux, négociateurs et mandataires habilités

Les collaborateurs habilités par un titulaire de carte entrent aussi dans le périmètre. Cela englobe les négociateurs salariés, les agents commerciaux indépendants et les mandataires de réseau. Même sans carte à leur nom, les mandataires immobiliers justifient leurs heures de formation au même titre qu’un salarié habilité, car leur attestation de collaborateur dépend de la carte du réseau. Pour un profil en reconversion vers le métier de mandataire, cette règle s’anticipe dès la première année d’activité.

Quelle durée pour la formation loi ALUR : 14h ou 42h ?

La durée se lit de deux façons, pour un même résultat. L’obligation représente 14 heures de formation par an, ou 42 heures sur trois années consécutives d’exercice, d’après le décret de 2016. Le format sur trois ans offre de la souplesse : un conseiller répartit ses heures selon son activité et sa charge de travail. La formation loi ALUR 42h reste la référence pour un cycle complet de renouvellement.

Les heures imposées de déontologie et de non-discrimination

Le volume total ne suffit pas. Depuis le 1er janvier 2021, le décret n° 2020-1259 du 14 octobre 2020 impose un contenu minimal. Sur les 42 heures, deux heures au moins portent sur la déontologie et deux autres sur la non-discrimination dans l’accès au logement. Sans ces modules, la chambre de commerce et d’industrie écarte le dossier de renouvellement, même quand le total des heures est atteint. La déontologie occupe donc une place centrale dans le parcours.

Formation Loi Alur 42h sur 3 ans

Quel contenu pour vos modules de formation loi ALUR ?

Le reste des heures couvre les domaines utiles à l’exercice. Le décret retient les thématiques juridique, économique, commerciale, la déontologie et les domaines techniques liés à la construction, à l’habitation, à l’urbanisme et à la transition énergétique. Cette base large couvre l’essentiel des situations rencontrées sur le terrain.

Concrètement, un conseiller compose son parcours selon ses besoins et son expérience : droit des baux et baux commerciaux, fiscalité immobilière, copropriété, estimation, financement, relation client, lutte contre le blanchiment. Cette liberté de composition rend la formation directement applicable au quotidien, loin d’un cours théorique déconnecté de l’activité. Un mandataire qui prospecte beaucoup privilégie les modules commerciaux et juridiques ; un gestionnaire renforce ses connaissances en copropriété et en gestion locative, y compris sur le logement social. La rédaction du mandat trouve elle aussi sa place dans ce programme.

Comment la formation conditionne le renouvellement de votre carte ?

Le lien est direct. La formation continue ne se contente pas d’enrichir les compétences : elle ouvre le droit au renouvellement de la carte professionnelle et de l’attestation de collaborateur. À chaque échéance de trois ans, la justification des heures accompagne la demande déposée auprès de la CCI. Le renouvellement de la carte T suit exactement cette logique.

Une attestation conforme pour passer le contrôle de la CCI

Toutes les attestations ne se valent pas. Pour être acceptée, l’attestation mentionne l’identité du participant, la durée, les dates, le contenu détaillé et le numéro de déclaration d’activité de l’organisme. Une attestation incomplète expose à un refus, avec à la clé une interruption d’activité. Vérifier ces mentions avant de s’inscrire écarte une mauvaise surprise au moment du dépôt du dossier.

Où suivre sa formation loi ALUR : organismes et certification Qualiopi

Le marché de la formation immobilière est large. Centres de formation spécialisés, écoles, plateformes de formation en ligne : l’offre couvre tous les formats. Le critère décisif reste la certification Qualiopi de l’organisme de formation, gage de prise en compte des heures et condition d’accès à certains financements. Un organisme certifié délivre une attestation de formation reconnue par la CCI. La qualité de l’équipe pédagogique et le sérieux du centre de formation pèsent autant que le prix sur la valeur réelle des modules.

Suivre une formation loi ALUR, étape par étape

La démarche reste simple. Première étape : choisir un organisme de formation certifié. Deuxième étape : s’inscrire à un module court ou à un parcours complet. Vient ensuite le temps de suivre une formation en ligne ou en présentiel, puis de valider les acquis par un QCM. L’attestation de formation arrive en fin de parcours et récapitule les heures suivies. Grâce à ce suivi, le conseiller garde une trace précise de ses heures, également utile en cas de contrôle.

Suivre formation Loi Alur en 4 étapes

Présentiel ou e-learning, deux formats valables

Le présentiel garde sa place pour les échanges et les cas pratiques. L’e-learning a pris une part majeure du marché, pour sa souplesse et son rythme libre. Les deux formats valident les heures de formation loi ALUR de la même façon, à condition de passer par un organisme certifié et d’obtenir une attestation conforme. Le choix dépend surtout de l’emploi du temps et de la méthode de travail de chacun.

Financer sa formation selon son statut

Le financement de cette formation professionnelle varie selon le profil. Les salariés d’agence relèvent de leur OPCO, tandis que les mandataires et agents commerciaux indépendants, immatriculés au registre spécial des agents commerciaux comme travailleurs non salariés, dépendent le plus souvent de l’AGEFICE. Les professions libérales relèvent, elles, du FIF-PL. Chaque statut ouvre ses propres relais de prise en charge. Pour un mandataire qui démarre, intégrer ce poste dans le budget des premiers mois écarte une dépense imprévue. Le statut de mandataire détermine la voie de financement adaptée. Une formation choisie selon ses besoins réels gagne en efficacité, plutôt qu’un empilement de modules sans lien avec l’activité.

Démarrer dans l’immobilier : formation initiale d’abord, continue ensuite

Un nouveau venu distingue deux temps. La formation initiale pose les bases du métier, la formation continue loi ALUR entretient ensuite les compétences année après année. Pour une reconversion, l’enjeu dépasse le seul cadre réglementaire : il s’agit de tenir face à des clients exigeants dès les premières ventes. Devenir mandataire immobilier sans diplôme reste accessible, à condition de s’appuyer sur un parcours de formation solide.

C’est sur ce point que le réseau fait la différence. Chez Propriétés Privées, le programme de formation immobilier accompagne chaque conseiller, du démarrage à la montée en compétence, avec un contenu conforme aux obligations loi ALUR. Intégrée au réseau et sans frais pour le conseiller, cette formation lève l’un des freins majeurs de la première année : le coût et l’organisation de la mise en conformité. Indépendant, oui, mais jamais seul sur le volet réglementaire.

Une obligation à transformer en atout

La formation loi ALUR structure la vie professionnelle de chaque acteur de l’immobilier. 42 heures sur trois ans, deux modules imposés, une attestation conforme, un organisme certifié : les règles tiennent en quelques repères clairs. Bien suivie, cette obligation devient un argument de crédibilité face aux clients plutôt qu’une simple formalité administrative. Pour celles et ceux qui visent une reconversion réussie, rejoindre un réseau qui intègre cette formation change la donne. Une réunion d’information aide à en mesurer concrètement la portée.

La formation loi ALUR est-elle éligible au compte personnel de formation (CPF) ?

Le financement d’une formation loi ALUR passe surtout par les fonds de la formation professionnelle, plutôt que par le compte personnel de formation (CPF). L’éligibilité au CPF dépend du caractère certifiant du parcours et varie d’un organisme à l’autre. En pratique, les salariés mobilisent leur OPCO, les mandataires et agents commerciaux indépendants l’AGEFICE, et les professions libérales le FIF-PL. Le prix d’un parcours complet de 42 heures varie selon l’organisme et le format retenu.

Quel est le prix d’une formation loi ALUR ?

Le prix dépend du volume d’heures, du format et de l’organisme. Les modules courts en e-learning démarrent à quelques dizaines d’euros, tandis qu’un parcours complet de 42 heures représente un budget plus conséquent. La certification Qualiopi de l’organisme reste le premier critère à vérifier avant de comparer les tarifs.

Que se passe-t-il sans formation loi ALUR à l’échéance ?

La chambre de commerce et d’industrie refuse le renouvellement de la carte professionnelle ou de l’attestation de collaborateur. L’activité s’interrompt jusqu’à régularisation. Anticiper ses heures sur les trois ans écarte ce blocage de dernière minute.

Un mandataire débutant relève-t-il de l’obligation dès la première année ?

Oui. Dès l’habilitation par le titulaire de carte du réseau, le mandataire entre dans le cycle de formation continue. Les 14 heures annuelles ou 42 heures sur trois ans s’appliquent de la même façon qu’à un négociateur salarié.

En combien de temps reçoit-on l’attestation loi ALUR ?

En e-learning, l’attestation est souvent délivrée dès la fin du parcours et la validation du QCM. Elle reprend la durée, les dates et le contenu suivis, mentions indispensables pour le dossier de renouvellement déposé auprès de la CCI.