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Quand l’emploi booste l’immobilier !

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Le chômage a enregistré un recul net en septembre 2017 après deux mois à la hausse : moins 64800 demandeurs de catégorie A en métropole. Dans ce contexte, un baromètre récent s’est attaché à dégager le top 20 des villes françaises sous l’angle emploi, salaire et immobilier. Une approche qui pose des jalons utiles si vous avez des envies d’ailleurs professionnel alors que le marché de l’immobilier reste orienté à la hausse !

 

Dans sa dernière note de conjoncture (octobre 2017), Les Notaires de France reviennent sur la bonne santé du marché de l’immobilier en France : fin juin 2017, le nombre cumulé des transactions a atteint le niveau record de 921000 contre 819000 un an plus tôt. Pour rappel, ce chiffre était de 652000 en février 2013 et 564000 en août 2009 au moment de la crise des surprimes. La progression est estimée à +5% à l’horizon juin 2018.

Les taux d’intérêt toujours bas sont l’un des facteurs explicatifs majeurs de cette croissance : en moyenne nationale, le site Meilleurstaux.com table sur 1,15% pour un emprunt d’une durée de 15 ans et 1,55% à 25 ans. Ces loyers de l’argent accessibles favorisent l’endettement… en incitant à monter un peu le budget pour prendre des mètres carrés supplémentaires (la fameuse pièce de plus !), par exemple dans le cas d’un 2eme achat ; en donnant, par ailleurs, plus de marge de manœuvre aux primo-accédants qui se lancent même sans apport important et allongent la durée du crédit pour compenser.

Mais les taux d’intérêt ont aussi un effet « pervers » sur les prix via le jeu de l’offre et la demande car les vendeurs n’hésitent pas à revoir leurs exigences à la hausse puisque les acheteurs peuvent potentiellement dépenser plus… Dans l’ancien, on enregistre +0,8% au 2eme trimestre 2017 par rapport au 1er, selon les données recueillies par Les Notaires de France avec une disparité entre les appartements (+1,3%) et les maisons (+0,5%). Sur douze mois, du 2eme trimestre 2016 au 2eme trimestre 2017, la progression est de +3,2% entre +3,9% pour les appartements et +2,7% pour les maisons.

Lille, Grenoble et Dijon : 3 villes favorables pour emploi et logement

Analyser les données en agrégeant emploi, salaire et logement… c’est, dans ce contexte immobilier parfois en tension, la méthodologie déployée par Meilleurstaux.com et Jobijoba pour la réalisation de la première édition de leur indicateur Work and Live en vue d’établir le top 20 des villes françaises.

Sur le podium, Lille, Grenoble et  Dijon. Un détour estimatif par Paradissimmo permet de mesurer les écarts de prix entre les trois lauréats :

  • Lille : 2989€/m2 pour un appartement et 2819€/m2 pour une maison
  • Grenoble : 2448€/m2 pour un appartement et 2064€/m2 pour une maison
  • Dijon : 2000€/m2 pour un appartement et 1799€/m2 pour une maison

Dans le détail, Lille affiche 12,3 offres de CDI pour 100 habitants : les recrutements y ont augmenté de 10% en 2017 sur des profils ingénieurs, développeurs, santé et tertiaire. Grenoble suit avec des caractéristiques comparables. Tandis que Dijon conforte sa 3e place grâce au pouvoir d’achat immobilier autorisé (73 m2 en moyenne contre 57 m2 à Lille et 66 m2 à Grenoble).

Suivent Lyon (4e), Nantes (5e), Toulouse (6e) et Rennes (7e). Paris (15e) est à part au regard de sa spécificité : le pouvoir d’achat moyen s’établit à 23,8 m2 même s’il s’agit de la région la plus dynamique de France selon un autre baromètre, celui édité par Regionsjob : les offres d’emplois y ont bondi de 73% entre janvier 2016 et 2017 ! Les prix moyens dans la capitale, toujours selon Paradissimmo, s’établissent à 8314€/m2 pour un appartement et 8158€/m2 pour une maison avec une population constituée à 76% de cadres.